Ce que la carte G recouvre réellement
- C'est une carte professionnelle délivrée par la chambre de commerce, mention « gestion immobilière ».
- Elle suppose une garantie financière et une assurance de responsabilité civile professionnelle obligatoire.
- Elle autorise notamment à percevoir loyers, charges et dépôts de garantie pour le compte d'un propriétaire.
- C'est cette perception qui la rend nécessaire — pas le fait de s'occuper d'un logement.
Les trois questions qui tranchent, pour n'importe quel prestataire
- Qui encaisse les loyers ? Si c'est le prestataire, la carte G est requise. Si les plateformes paient le propriétaire directement, elle ne l'est pas.
- Au nom de qui l'annonce est-elle publiée ? Une annonce au nom du propriétaire, avec le prestataire en co-hôte, est un mandat de service. Une annonce au nom du prestataire est autre chose.
- Qui signe le contrat avec le voyageur ? Le propriétaire, ou le prestataire agissant en son nom ?
Ce qu'un logiciel ne change pas
Aucun outil, aucune plateforme et aucun abonnement n'exonère de la loi Hoguet. Certains éditeurs proposent un « suivi de conformité carte G » : c'est un outil de suivi, utile, mais ce n'est pas une dispense. Ce qui met un prestataire hors du champ de la carte est structurel — l'absence de maniement de fonds — et cela se vérifie dans le contrat, pas dans un logiciel.
Comment le vérifier chez un prestataire
Demandez à lire l'article du mandat qui traite des flux financiers. Il doit dire, noir sur blanc, qui encaisse quoi. Chez nous, c'est l'article 3.1 : les plateformes versent l'intégralité au propriétaire, la conciergerie facture sa commission ensuite, et aucun fonds ne transite.
Un prestataire qui encaisse vos loyers sans carte G vous expose autant qu'il s'expose : en cas de défaillance, il n'existe aucune garantie financière derrière.